Les danses

Sportives

Le mercredi de 18h à 21h

Avec Jean Cyrille

  • 18h à 19h Cours enfants (salle du bas)
  • 19h à 20h Cours adultes débutants
  • 20h à 21h Cours adultes intermédiaires

L'histoire de la Rumba

Rumba, danse de l’amour …

La rumba, ou plus précisément la rumba cubaine, est une danse plus ancienne qu’elle n’y paraît : ses origines remontent au début du XVIe siècle. Les noirs sont les créateurs du rythme de base qui engendrera ce style qui est absolument naturel pour eux mais qui semble si bizarre aux blancs.

Comment les noirs peuvent-ils être à l’origine de la rumba, danse cubaine ?

À l’arrivée de Christophe Colomb, en 1492, Cuba est une grande île sauvage, dotée d’une végétation luxuriante et peuplée par les Indiens Arawaks, au nombre de200.000. En 1501, Diego Suarez aborde l’île avec les 300 premiers Espagnols, début d’une immigration massive dans la nouvelle colonie. La population indigène, victime de la « pacification  » des Conquistadores, va aussitôt décroissant pour tomber, après 50ans, à moins de 30.000 âmes. Elle continuera à décroître à tel point qu’il sera bientôt difficile de trouver un indigène d’origine insulaire encore vivant.

Les Espagnols conquérants ne tardent pas à trouver la solution au repeuplement de la grande île, puisqu’ils ont alors le monopole de la traite des noirs. Lorsqu’en 1580, ce monopole passe aux mains des Portugais, puis en 1713 aux mains des Anglais, le trafic continue et prospère. De sorte qu’en 1860, ce sont trois millions d’esclaves qui ont été importés. Avec eux, ils ont naturellement apporté leurs cultes et leurs rites particuliers comme le vaudou, toujours pratiqué aujourd’hui, qui débute par des danses. Ces coutumes africaines séculaires étaient entretenues clandestinement : au regard de leurs maîtres chrétiens, la pratique de ce culte «païen» était passible de la peine de mort.

Le vendredi de 19h à 22h

Avec Bruno et Laetitia

  • 19h à 20h Cours enfants débutants loisirs avec Laetitia  (salle du bas)
  • 19h à 20h Cours  adultes débutants avec Bruno (salle du haut)
  • 20h à 21h Cours adultes intermédiaires
  • 21h à 22h Cours adultes avancés

Parmi les danses qu’ils pratiquent, il en est une animale, inspirée de la démarche du coq, qui devient, pour les noirs de l’intérieur de l’île, une danse régionale très prisée lors des fêtes villageoises. Durant la danse, la femme suggère les parades nuptiales des animaux afin d’aguicher puis de dominer l’homme séduit. Ce dernier essaie alors d’affirmer sa qualité de mâle afin d’obtenir ses faveurs.

La fin de l’esclavage officiel en 1878, a généré un air de liberté et d’espérance: c’est dans ce contexte qu’apparaît la «Rumba». Les percussions des bongos africains se mêlent peu à peu aux cordes des guitares espagnoles…Les ethnies noires emploient alors l’expression «danser la oumba».

Ainsi naît la rumba, qui se veut l’interprète de l’amour entre l’homme et la femme.

Transportée des campagnes vers les dancings de Cuba en 1917, elle sera baptisée du nom plus «correctement» hispanique de «Boléro», vraisemblablement originaire du surnom de «Volero» (le danseur volant) qu’on donnait à Sebastián Cerezo (en espagnol le «v» se prononce «b»).

La rumba arrive en Europe en 1920. Comme beaucoup d’autres danses, elle y vient via les États-Unis sous une forme policée. La forme dancing est appelée « rumba américaine » ou « square rumba ». Plus tard, les Anglais mettent au point et imposent la rumba  » cuban system « , qui devient la rumba de compétition. Celle-ci, en vogue dans les pays occidentaux, ne conserve de la rumba primitive que le pouvoir de séduction de la femme, en oubliant complètement presque le côté animal (les déhanchements faits pour séduire). Presque… car des parades nuptiales de nos animaux de ferme, ont été conservées les silhouettes des deux partenaires : la chemise ample et gaufrée de l’homme n’évoque-t-elle pas le jabot et la démarche altière du coq ? Et la longue traîne du costume de la femme ne symbolise-t-elle pas la queue de la poule lorsque le coq lui fait la cour ?

Quelques rumbas dans le 7ème art :

  • à revoir : “Dirty dancing“

    avec Patrick Swayze (1987 – USA)

  • à découvrir : “Ballroom Dancing”

    (1992 – Australie)

  • à voir : “Shall we dance?“

    avec Richard Gere et Jennifer Lopez (2004 – USA)

  • à ré-écouter : le générique de “Goldeneye”

    interprété par Tina Turner (1995 – USA)

L'histoire du Cha-cha

Cha-cha : des petites graines pour un grain de passion…

C’est tout d’abord l’histoire d’un fruit tropical que les indiens d’Amérique du Sud appelaient le «maracuja» plus connu en France sous le nom de «fruit de la passion» : les indiens faisaient sécher ces fruits pour en récolter leurs précieuses graines.

Mais ils s’aperçurent qu’en secouant ces fruits ainsi séchés avec leurs graines à l’intérieur, un bruit de crécelle en sortait : ils s’en servirent tout d’abord de hochets pour leurs enfants, en leur donnant le nom de «maracas» contenant des «cha-cha» (bruit fait par les graines), puis introduisirent peu à peu ce petit instrument de percussions dans leurs rythmes musicaux.

Il faut remonter à la fin des années 1940 pour trouver l’origine du cha-cha. À cette époque, la Havane est le lieu de villégiature préféré des riches Américains. Bars, casinos et cabarets fleurissent et voient les plus grands groupes américains et les orchestres locaux créer le mambo en combinant avec succès les rythmes du jazz et de la rumba.

Les danseurs s’emparent de cette combinaison de rythmes et introduisent dans leur danse de nombreuses voltes et acrobaties. Pour pouvoir reprendre leur souffle, ils introduisent entre ces figures des mouvements plus simples, dont le  » chatch  » – en référence toujours à la petite graine «cha-cha» (deux pas lents suivis de trois basculements rapides du poids du corps d’une jambe sur l’autre). Mais les figures des danseurs avertis sont souvent trop compliquées pour le grand public : ainsi naquit le mambo.

En 1953, le violoniste et chef d’orchestre Enrique Jorrin, qui participe à l’avènement du mambo, remarque cet inconvénient ; il simplifie donc les rythmes de certains airs de mambo pour obtenir une musique plus simple à danser. Le succès est immédiat et de nombreux danseurs pratiquent dessus un pas dérivé du « chatch ».

Les danseurs cubains exécutaient un petit mouvement de triple hip sur la pulsation lente, qui se transforma progressivement en triple step : le bruit des 3 pas glissés permit d’appeler cette nouvelle danse le cha-cha-cha. Plus tard ce nom sera abrégé en 2 seules syllabes : le cha-cha.

De Cuba, le cha-cha se répand très rapidement en Amérique du Nord, précédant de très peu la déferlante rock ‘n roll. Il apparaît aussitôt en Europe, où il rencontre instantanément un énorme succès. S’adressant à tous les publics, le cha-cha est la danse latino-américaine où le terme  » populaire  » prend toute sa signification.

Si, en 1955, le cha-cha se danse à deux, face à face, sans contact et avec une bonne dose d’improvisation au « Carrol’s » parisien, la danse est codifiée plus tard par des professeurs de danse anglais en tant que danse de couple avec contact. Aujourd’hui, le cha-cha, tel qu’il est dansé dans les danses de salon, représente réellement une danse dissociée des autres danses issues du folklore cubain. Si les figures de base sont très similaires à celles de la rumba, son aînée, il permet de réaliser des figures qui l’identifient fortement.

Le cha-cha est une danse gaie et insouciante.

Son pas de base est très simple, mais il autorise un grand éventail de positions et il s’agrémente de nombreuses figures originales qui le rendent très amusant à pratiquer.

C’est une danse ludique où personne ne guide vraiment : celui qui mène se contente de proposer à l’autre de le suivre, mais si le guidé veut s’autonomiser, rien ne l’empêche de faire quelques pas seul, à la manière des danses en lignes dont le cha-cha dérive pour une part.

Témoin de cette liberté, les corps ne sont pas très proches : le cha-cha est une danse amicale, plus qu’une danse de séduction.

Et la posture des danseurs, quoique droite pour demeurer élégante, est beaucoup plus souple que celle des dan
ses européennes. Le cha-cha est riche en invitations, déhanchements et mouvements.

Le cha-cha dans les bacs de vos disquaires

  • Mucho cha-cha

    – Tito Puente

  • Mr. Bongo Plays Cha-cha-cha

    – Jack Costanzo & his latin orchestra

  • Mambo & cha cha cha - tea for two

    – Machito & his orchestra

  • Mambo & cha cha cha

    – Tito Puente / Pérez Prado / Santamania / Xavier Cugat

  • Mambo cha cha cha & rumba

    – Tito Rodríguez

Le cha-cha dans le 7ème art :

  • À découvrir : “Ballroom Dancing”

    (1992 – Australie)

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